Vous souffrez d’acouphènes ou d’hyperacousie ?
Vous n’êtes pas seul(e), et vous n’êtes pas sans solution.
C’est pour mieux informer, orienter et accompagner que l’AFREPA existe.
Des millions de personnes en France perçoivent des bruits persistants ou ressentent une intolérance au son. Ces troubles invisibles – acouphènes et hyperacousie – peuvent bouleverser la vie quotidienne, affecter le sommeil, le moral, le travail, les relations sociales. Et pourtant, ils restent mal connus, mal compris, parfois mal pris en charge.
L’AFREPA, l’Association Française des Équipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie, réunit des professionnels de santé engagés dans une approche globale et humaine de ces troubles auditifs. Médecins ORL, audioprothésistes, psychologues, sophrologues, kinésithérapeutes, chercheurs : tous travaillent ensemble autour d’une conviction forte : il est possible d’aller mieux.
Sur cette page, nous vous aidons à comprendre ce que sont les acouphènes / l’hyperacousie, comment ils se manifestent, quelles en sont les causes, et surtout quelles solutions existent pour les soulager.
Notre mission ?
Vous informer, vous redonner espoir, et vous aider à trouver
un accompagnement adapté, proche de chez vous.
J’ai des acouphènes :
Vous entendez un bruit que personne d’autre ne perçoit ?
Vous entendez un sifflement, un bourdonnement, un grésillement, parfois aigu ou grave, qui semble venir de l’intérieur de vous ? Et pourtant, autour de vous, tout est silencieux ?
Vous souffrez peut-être d’acouphènes.
Vous n’êtes pas seul(e).
En France, on estime qu’environ 15 % de la population a déjà ressenti des acouphènes. Pour environ 1 % des Français, ces sons deviennent véritablement handicapants au quotidien.
La bonne nouvelle ?
Même après 10 ans d’acouphènes, des solutions existent !
Un acouphène, ce n’est pas une maladie
Contrairement à une idée reçue, l’acouphène n’est pas une maladie. C’est un symptôme :
Contrairement à une idée reçue, l’acouphène n’est pas une maladie. C’est un symptôme : celui d’un dérèglement du système auditif ou nerveux. Il s’agit d’un bruit perçu en l’absence de toute source sonore extérieure. Il peut être temporaire ou chronique.
Les causes des acouphènes sont nombreuses et souvent multifactorielles. Parmi les plus fréquentes :
- Des troubles de l’audition (90 % des cas) : presbyacousie, traumatisme sonore, maladie de Ménière, neurinome…
- Des causes somatosensorielles : mauvaise posture, tensions cervicales, dysfonctionnements de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), problèmes dentaires…
- Des facteurs psychologiques : stress, anxiété, troubles du sommeil ou événements de vie intenses.
Le saviez-vous ? Il existerait plus de 50 causes possibles d’acouphènes. La tonalité perçue peut parfois orienter vers la cause : grave, aigu, pulsatile…
Le cerveau qui n’arrive plus à filtrer
L’audition est bien plus qu’une simple perception :
- Elle sert à communiquer,
- À réagir à l’environnement (alerte),
- Et à ressentir du plaisir (musique, voix humaines).
Dans un cerveau en bonne santé, les sons sont triés automatiquement : un bruit de chauffage en fond sonore est ignoré, mais si l’on vous appelle par votre prénom, vous vous réveillez.
En cas de lésion auditive, certaines fréquences disparaissent. Le cerveau ne « comprend » plus ce manque et amplifie l’activité nerveuse dans ces zones pour compenser. Résultat : un « son fantôme » apparaît. C’est l’acouphène.
L’acouphène prend toute la place… mais il n’est pas irréversible
Un acouphène peut être très intrusif. Il interfère avec :
- Le sommeil,
- La concentration,
- La vie sociale et professionnelle.
Mais bonne nouvelle : la gêne ressentie n’est pas proportionnelle au volume perçu. Certains patients apprennent à ne plus y prêter attention. C’est le phénomène d’habituation : le cerveau redevient capable de filtrer ce signal.
Même après des années,
une amélioration est possible.
C’est un apprentissage,
un entraînement.
Un parcours de soin en plusieurs étapes
La première étape est une consultation ORL approfondie. Elle dure environ 1 heure. Le médecin recueille l’historique du patient, les caractéristiques de l’acouphène, les troubles associés (surdité, hyperacousie, insomnie…). Des questionnaires standardisés sont utilisés, comme le THI (Tinnitus Handicap Inventory).
Des examens sont ensuite réalisés :
- Audiométrie tonale : pour évaluer l’audition,
- Acouphénométrie : pour identifier la fréquence et l’intensité de l’acouphène,
- Parfois : potentiels évoqués auditifs (PEA), otoémissions acoustiques…
Un traitement personnalisé, pluridisciplinaire
Il n’existe pas de médicament miracle contre les acouphènes. En revanche, une approche sur mesure fonctionne. Elle mobilise plusieurs professionnels, et vous, le patient, en êtes l’acteur principal.
Les deux grands axes de travail :
- Ne pas laisser le silence s’installer, surtout la nuit (utiliser des bruits doux, des sons naturels…)
- Faire des activités physiques régulières, de préférence en extérieur (le bruit de la nature aide le cerveau à relativiser l’acouphène)
Le rôle central de l’audioprothésiste
Même en cas de surdité légère, une correction auditive adaptée peut :
- Apporter un confort auditif,
- Stimuler les zones fréquentielles déficientes,
- Réduire la perception de l’acouphène.
L’audioprothésiste ajuste les réglages au fil du temps, enrichit l’environnement sonore, et peut proposer une rééducation auditive.
Une autre solution : la TRT (Tinnitus Retraining Therapy), qui combine :
- L’utilisation de sons neutres comme le bruit blanc,
- Et des séances d’accompagnement psycho-éducatif (ou counseling).
Le saviez-vous ? Le bruit blanc possède la même énergie sur toutes les fréquences. Il est neutre émotionnellement, ce qui permet au cerveau de le filtrer plus facilement que d’autres sons.
Prendre soin de sa santé mentale
Le stress, l’anxiété et la solitude sont des amplificateurs puissants de la perception des acouphènes. Le cerveau entre dans un cercle vicieux : plus on écoute son acouphène, plus il semble présent.
Des approches validées peuvent vous aider à reprendre le contrôle :
- Pleine conscience : observer ses pensées, sensations et émotions sans jugement,
- Thérapies cognitives : sortir des fausses croyances (« je ne vivrai plus jamais normalement »),
- Sophrologie : rééquilibrer tête, cœur et corps, retrouver un apaisement profond.
Encadré : « Quand je suis actif(ve), ça va. Mais dès que je me couche… c’est terrible. » — Ce phénomène est connu : le silence et l’inactivité augmentent l’attention portée au bruit.
Ensemble contre les acouphènes
La réussite de la prise en charge repose sur un travail d’équipe.
Ce chemin demande de l’investissement, de la persévérance, parfois du temps. Mais des milliers de patients en France vont mieux aujourd’hui, parfois après des années de souffrance.
Attention aux promesses trop belles pour être vraies
Certaines publicités sur Internet vantent des produits « miracles » contre les acouphènes : compléments, appareils exotiques, cures secrètes…
Méfiez-vous : aucune solution rapide, unique ou universelle n’a prouvé son efficacité. Fiez-vous à des professionnels formés, à une écoute bienveillante, et à un accompagnement global.
Vous avez un rôle à jouer !
Les acouphènes ne sont pas « dans votre tête », mais votre cerveau peut apprendre à les ignorer. Ce n’est pas magique. C’est une rééducation. Et vous avez le pouvoir d’enclencher ce changement.
N’attendez pas que cela devienne insupportable. Faites-vous accompagner, posez vos questions, osez parler de votre vécu.
Vous n’êtes pas seul(e), et surtout, vous n’êtes pas sans solution.
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